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      L’Histoire de l’Ecole Saint Mathieu de Château Gombert

L’Histoire de l’Ecole Saint Mathieu de Château Gombert

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  • 6 janvier 2015

Avant la Révolution Française, Château-Gombert n’avait pas d’école au sens strict, mais des maîtres dits de « pension » prenaient des élèves à leur domicile pour leur apprendre à lire, écrire et compter.
Au cours du XIXe siècle, en plus des deux écoles publiques, l’une pour les garçons, l’autre pour les filles , il existait une école confessionnelle, d’ailleurs plus ancienne, elle était tenue par Mademoiselle Carvin appelée Sœur Marie qui était également chargée de l’entretien du linge de la sacristie.
En octobre 1863 le curé de la paroisse, Anselme Jauvat, fit appel aux religieuses de la congrégation de Saint Joseph des Vans qui assuraient déjà l’enseignement pour de nombreuses paroisses. Une école de filles s’installa alors dans une maison louée par Madame Laporte pour 600 F par an. En janvier 1865 Mademoiselle Justine Rimbaud proposa de loger gratuitement l’école dans une maison attenante à l’église, elle respectait ainsi la volonté de son père qui avait projeté de faire don de la maison à la fabrique . Pour pérenniser cette situation, Mademoiselle Rimbaud décida de vendre fictivement la maison au curé. En 1567, Mademoiselle Rimbaud agrandit les locaux, pour une somme de 5 000 F. sur une cour voisine et les vend en viager à la fabrique, en avril 1869, le curé, le Père Jauvat, décida de faire don des locaux issus de la vente fictive, à la fabrique. Il meurt avant de signer le contrat et c’est son vicaire et légataire universel, Simon Camoin, qui signa l‘acte de donation.
Le même principe a été appliqué pour une école de garçon qui, elle, était tenue par les Frères Maristes.

L’école pu vivre grâce aux dons et à une subvention municipale de 300 F par an. Le 4 septembre 1870, la subvention étant supprimée par le Conseil Municipal, le curé obtient de la Société pour la défense des intérêts catholique, un don de 1 800F, ce qui permit d’accorder la gratuité aux élèves des deux écoles paroissiales. Au fil des année cette subvention diminuant le curé demanda en vain que les écoles soient érigées en écoles communales, il obtint cependant une subvention afin d’assurer un traitement de 425 F pour les frères et de 75 F pour les sœurs.
En 1881, le Conseil Municipal dont la majorité était anticléricale, vota la suppression des deux écoles catholiques, mais la mobilisation des habitants qui signèrent une pétition, permit de différer la fermeture. L’école des sœurs comptait alors 85 élèves.
La loi du 7 juillet 1904 qui interdit l’enseignement congréganiste , conduisit à la fermeture de l’école le 15 mai 1905, les religieuses furent contraintes au départ. C’est alors que Mademoiselle Sophie Favier, amie des religieuses , prit le relais.

Sophie Favier est née le 28 novembre à Marseille, orpheline à 5 ans, elle est placée comme pensionnaire chez les religieuses de Château-Gombert sous la direction de Mère Saint Alban. Très tôt elle sent la vocation de religieuse enseignante et, en 1902, elle commence à enseigner. En 1903 elle devient à 19 ans directrice adjointe. En 1905, lors de l’expulsion des religieuses, elle décide de renoncer à ses vœux plutôt que d’abandonner son école. Elle y enseigna avec passion et dévouement pendant 50 ans. Elle décède le 17 juillet 1960 des suites d’une cruelle maladie.

De 1956 à 1960 La direction a été assurée par Madame Leccia puis par Madame Chaize de 1960 à 1962.
A la rentrée 1962, c ‘est Madame Ramon qui prit la direction. Une APEL fut créée. Au début Madame Ramon est seule devant une classe unique de 19 élèves, mais, les effectifs augmentant, elle est rejointe par Mesdemoiselles Albrand et Arnaud. En 1964 l’école passa sous contrat simple. En 1967 ce sont deux classes qui fonctionnaient : Madame Khaldi était chargée de la maternelle et du CP alors que Madame Ramon s’occupait des CE, des CM et de la classe du certificat d’étude, une cantine accueillait 10 élèves.. En 1970 une troisième classe fut installée à l’étage avec Madame Roy,
En 1970 l’école passa sous la tutelle de la direction diocésaine et prit le nom de Saint Mathieu. Elle s’agrandit de plusieurs salles de classe grâce à la mise à disposition du jardin de curé.
En 1972 une quatrième salle s’installa au fond de la cour et un escalier extérieur fut créé pour se rendre à l’étage. Au cours des années 70, l‘association qui fonctionnait dans la chapelle Sainte Anne désaffectée ayant cessé ses activités, l’école la récupéra.
En 1982, Madame Ramon fut remplacée par Madame Vanbalberghe. En 1984, c‘est Madame Roustan qui prit la direction, dans les trois années qui suivirent, l’école évolua considérablement, les classes furent dédoublées, une maternelle et deux classes élémentaires crées. À la rentrée de 1988, l’école passa sous contrat d’association. L’effectif augmentant une classe dut fonctionner dans une annexe prêtée par la paroisse ; l’école racheta alors un espace appartenant à la mairie pour faire une deuxième cour dans laquelle une classe fut construite et inaugurée dès 1988. Malgré tout, l’école était encore à l’étroit, les présidents d’APEL successifs et le Président de l’organisme de gestion se mobilisèrent, le curé, le Père Jean-Marie Arnaud, proposa alors son jardin pour y construire un autre bâtiment, ce qui sera fait après la résolution des problèmes financiers. Il fallait une cour pour les maternelles, le curé accepta de louer un autre terrain. Le 21 avril 1990 le bâtiment fut inauguré. En 1991 l’école put ainsi accueillir 220 élèves.
En 2004, ce sont 240 élèves qui étaient scolarisés et l’école qui venait de terminer le remboursement des prêts, entama alors des travaux de réfection sur le vieux bâtiment. L’APEL organisa lotos et Kermesses afin de financer l’équipement de l’école et permettre l’organisation de classes transplantées.

En 2005 avec la collaboration de l’APEL, l’OGEC prit en charge la réfection du préau, le bétonnage de la cour des maternelles ainsi que l’achat de nouveaux jeux pour la meubler.
Entre mi-octobre et novembre 2008, des travaux dans la chapelle permirent sa transformation en salle polyvalente. Cette salle rend aujourd’hui de multiples services, elle peut accueillir les élèves les jours de pluie, servir de salle de réunion, de salle de langue ou de pratique artistique et on y organise des conférences pour un large public de parents et d’amis.
Aujourd’hui, l’école a été contrainte de stabiliser ses effectifs faute de place et d’ouverture de classe sous contrat, les demandes d’inscription sont pourtant très nombreuses et proviennent du 13e arrondissement et des communes voisines.

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