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      L’HISTOIRE DE SAINT CHARLES CAMAS

L’HISTOIRE DE SAINT CHARLES CAMAS

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  • 9 mai 2016

Saint Charles Camas
21 rue du Camas
13005 Marseille

Création des « Petites écoles » de saint Charles

Porté par le mouvement de la réforme catholique qui a suivi le concile de Trente et par la décision de Louis XIV de rendre l’école obligatoire , informé de la misère intellectuelle par ses fonctions de Visiteur Extraordinaire du diocèse de Lyon, Charles Dénia préconise, dès 1666 , la mise en place d’écoles primaires pour les enfants pauvres. Il sera suivi par Nicolas Roland qui crée des écoles dans le diocèse de Reims et sans doute, bien plus tard, par Jean-Baptiste de la Salle qui fonde, dans la même ville où il est alors chanoine, une école gratuite pour les enfants pauvres.
Charles Dénia ne se contente pas d’ouvrir des écoles mais, en 1672, fonde un séminaire destiné à la formation des maîtres et, en 1674 met en place l‘organisation de l’ensemble des écoles du diocèse de Lyon . Après 1780 , le système scolaire qu’il a mis en place s’étend autour de Lyon et, même, dans des villes éloignées de Lyon . Il s’intéresse en particulier à l’éducation des filles et organise une communauté des maîtresses d’école sous le patronage de saint Charles Borromée. C’est de cette communauté qu’est issus la congrégation des sœur de Saint Charles de Lyon. En 1802 des demandes pressentes leur parviennent de toutes part, ville et campagne, et pour toutes sortes d’interventions, écoles, pensionnats, orphelinats, institutions pour sourdes-muettes, etc. Ainsi, tout au long du XIXe siècle, de nombreuses œuvres sont fondées sur une aire géographique de plus en plus large .

Les Sœurs de Saint Charles à Marseille

Connaissant la réputation des sœurs, le maire de Marseille, le marquis de Montgrand, entrepris avec la maison mère de Saint Charles à Lyon des négociations afin d’obtenir la fondation à Marseille d’écoles de filles dans les quartiers populaires. Il obtient en 1822, la venue de sept religieuses qui se partagèrent le service des écoles de La Major, des Carmes et de Notre Dame du Mont. En 1825, elles créent a « Maison des orphelines » à Saint Marguerite. Les créations se succèdent, Saint Pierre, La Belle de Mai, le Vallon d’Oriol, Endoume, l’école du boulevard Vauban ; chaque curé réclamait une école de Saint Charles dans sa paroisse. En 1860, c’est le tour de « La Petite Œuvre » qui passe en 1864 aux mains des Filles de la Charité de saint Vincent de Paul. Puis 18 écoles communales de filles leur furent confiées pour une période de 10 années. En 1871, c’est au tour de l’école saint Michel à la rue Saint Savournin.

C’est dans ce contexte qu’une religieuse, sœur Saint Césaire est envoyée à Marseille, en 1854, pour fonder un petit pensionnat à côté de l’école des nobles ruinés .
À ce pensionnat, elle ajoute rapidement un orphelinat. Après 22 ans de zèle et de dévouement, Sœur Saint Césaire s’éteint en laissant un souvenir impérissable qui ne cessera de guider celles qui lui succèdent.
L’établissement s’agrandi et, en 1891, une chapelle est construite par Théodore Dupoux , cette église, une de ses premières réalisations, était un chef d’œuvre de l’architecture religieuse de Marseille.
La loi du gouvernement Combes sur l’interdiction des congrégations religieuses en 1903 oblige les sœurs à quitter le pensionnat. C’est une ancienne élève, Madame Long qui prend le relais. « L’union sacrée » et le rôle de l’Église dans la guerre permettent leur retour en 1918.

Le « pensionnat » Saint-Charles

Les religieuses (1918-1984)

A la rentrée de 1918, la direction est confiée à Sœur Saint Alphonse qui durant 27 ans fit preuve des plus grandes qualités marquant indélébilement tous ceux qui l’ont connu et particulièrement ses élèves qui lui doivent la fondation des anciennes de Saint-Charles. De sa mort, à Lyon, en 1945, à 1984, six religieuses se succèdent à la direction poursuivant inlassablement l’œuvre entreprise et permettant à l’établissement d’évoluer. Ainsi l’année 1959-1960 voit la signature des contrats d’association avec l’État, entrainant la création d’un organisme de gestion avec la participation de laïcs. L’année 1970-1971 fut marquée par la démolition de la chapelle du pensionnat pour des raisons de sécurité, les éléments porteurs présentant de larges fissures et s’enfonçant dans le sol. L’espace ainsi libéré fut utilisé à la construction d’un nouveau bâtiment à destination pédagogique, favorisant ainsi le développement de l’établissement.
Enfin, l’année 1973-1974 fut la dernière du pensionnat. Celui-ci qui comportait encore 50 élèves en 1963, ne comptait plus que 15 pensionnaires à la rentrée 1972. Les locaux furent alors utilisés à l’amélioration des moyens pédagogiques de l’école.

L’année charnière (1984-1985)

Au cours de l’année scolaire 1983-1984 Les pères de Timon David décident de fermer l’école et le collège de garçon de la rue Chappe, faisant dévolution de tutelle aux sœurs de Saint-Charles. A la rentrée de 1984, c’est donc l’ensemble de la communauté éducative de la rue Chappe, qui rejoint celle de Saint-Charles. Ce fut un bouleversement, l’établissement devint mixte et l’OGEC dû faire face à d’importants besoins en aménagements d’espaces pédagogiques. Mais le plus important de ces bouleversements fut le départ de la directrice sœur Jeanne Fradin et son remplacement par un laïc. Si la communauté religieuse se maintenait, l’école n’était plus dirigée par des sœurs !

Les laïcs continuateurs (1986-2000)

Le premier chantier de la direction laïque fut, avec le soutien de la communauté des sœurs, de permettre à la nouvelle communauté éducative de reconnaître et de vivre le projet éducatif de la congrégation de Saint-Charles de Lyon.

Durant cette brève période d’une quinzaine d’années, deux étapes importantes marquent la volonté de continuer l’œuvre entreprise : fusion, renforcement et accueil des pauvres et des élèves en difficulté.

Fusion avec Saint-Michel (1991)

Depuis la fin du XIXe siècle, seulement deux établissements de Saint-Charles subsistaient à Marseille. Le lycée professionnel de Saint-Michel ayant des difficultés financières, la Mère supérieure de la congrégation, Sœur Lucienne Fournier, demanda, en 1991, aux deux OGEC de fusionner. Le rapprochement des communautés éducatives avec des expériences très différentes fut une réussite.

Création d’une nouvelle unité pédagogique (1995)

En 1990, la SES installée dans les locaux de la Maison d’enfant de Chanterelle, dû déménager . La SES s’est retrouvé dans des locaux inadaptés au boulevard Montricher. En 1995, le chef d’établissement, Jean-Luc Richier, demande à la congrégation d’accepter de prendre la tutelle de cet établissement qui fut installé au lycée Saint-Michel.

L’entrée dans le XXIe siècle (2001-…)

Dans les années 90, le diocèse entreprend une réflexion sur l’avenir de ses établissements scolaires. Dans le cadre de cette démarche prospective, les chefs d’établissement de Saint-Charles Camas et de Sainte-Marie Blancarde convaincu du bien fondé de ce projet proposent à leurs tutelles une restructuration qui, après trois ans de travail, prend forme. Il s’agit de créer un réseau d’établissement sur cinq sites (Sainte-Marie, Saint-Barnabé, Saint-Michel, le Sacré-Cœur et Saint-Charles), de fusionner les OGEC, de fermer le lycée de Sainte-Marie et de construire un nouveau lycée dans un endroit en développement urbain et où l’Enseignement catholique est peu présent.
Dans le même temps, les difficultés du Sacré-Cœur imposent au diocèse d’opérer une restructuration pour cet établissement fondé en 1850. Le lycée est fermé et les élèves rejoignent Saint-Charles. D’autre part, l’école est consolidée par le déplacement de trois classes qui étaient implantées à Saint-Michel. Un établissement était sauvé grâce à la collaboration de deux tutelles (le diocèse et les Sœurs de Saint-Charles).

ÉcCoLy nait en juin et juillet 2001 par la création d’un nouvel organisme de gestion avec deux tutelles. En novembre 2002 la première pierre du lycée l’Olivier Robert Coffy est posée et son inauguration a lieu le 4 octobre 2003.

Aujourd’hui ÉcCoLy regroupe six établissements et scolarise 3 500 élèves soit 10% des effectifs de l’Enseignement catholique de Marseille. La priorité du réseau est d’être au service des jeunes en considérant toutes leurs dimensions, humaines, culturelles et religieuses et en faisant en sorte que chaque établissement s’enrichisse de l’histoire et de l’expérience des autres.

En savoir plus

1) Charles Dénia a fait partie de la Compagnie du Saint Sacrement avant 1659, il y sera très actif.
2) Pour le roi c’était un des moyens d’éradiquer le protestantisme en France.
3) « Remontrances » ouvrage réédité en 1668.
4) Jean-Baptiste de la Salle né à Reims en 1651 et mort à Rouen en 1719.
5) École fondée en 1681. J-B de la Salle fondera la Congrégation des Frères des École chrétienne en 1684
6) « Règlements pour les écoles de la ville et diocèse de Lyon. »
7) Lettres patentes du roi.
8) Grenoble, Chalon sur Saône, Embrun, Agde par exemple.
9) À la fin du XIXe siècle, la congrégation compte 230 établissements dont de nombreuses œuvres qui couvrent chacones plusieurs domaines. Dans les écoles ce sont 40 000 élèves qui sont scolarisés.
10) Qui deviendra l’École Séréna.
11) École ouverte aux enfants de la noblesse déchue.
12) Architecte célèbre à Marseille pour ces constructions de bâtiments religieux parmi lesquels l’hôtel particulier des Petits Frères des Pauvres à la rue Consolat dans le 4e (1886), l’église Saint Martin d’Arenc rue Mirès dans le 3e (1914) et la basilique du Sacré Cœur avenue du Prado dans le 6e (1947).
13) La chapelle n’existe plus aujourd’hui, elle a du être démolie en 1974 (voir infra).
14) Marie-Joséphine Chamouton.
15) Section d’Enseignement Spécialisé.
16) La Maison ayant été restructuré et les locaux vendus.
17) Acronyme pour école, collège et lycée.

Liste d’établissements


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